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By Jacques Fierre

ISBN-10: 233501644X

ISBN-13: 9782335016444

Extrait : "Mon ami, je viens d'embarquer sur le Knoutt, aujourd'hui à midi, et j'ai bien chaud. J'ai vidé mes malles dans de minuscules armoires ; j'ai fait des visites officielles en gants blancs, avec un sabre qui me battait les mollets, et j'ai encore le braveness de vous écrire, au lieu de me coucher joyeusement."

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Plongées profondes

" Fascination, sortilège, injonction, occulte, faculté hallucinatoire, et le reste. .. On a tout dit de cet éternel discussion où l'Homme et los angeles Mer affrontent leur double mystère. .. " Homme de désert, Théodore Monod n'a pas échappé aux mirages de l'océan. Selon un juste retour de balancier, son destin bascule, un jour, des sables à l'eau salée avec le sentiment de sacrifier aux mêmes exigences.

Mots choisis : français-chinois

L’idée de ce livre m’est venue des difficultés que j’ai rencontrées pour faire le bon choix des termes les plus appropriés lorsqu’on veut faire concorder deux langues aussi différentes que le Français et le Chinois. Cet ouvrage a donc été conçu pour remédier à ces difficultés en proposant une présentation sous forme d’un recueil de mots classés par sujet.

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Ils ont peur du mal de mer, et c’est bien leur seule crainte. … Notre repos à Cherbourg fut de courte durée. Le 12, un sous-marin ennemi est aperçu près de Gris-Nez. Vite le Knoutt appareille. Suivis de deux petits torpilleurs, nous passons une nuit et deux jours dans une mer en furie, et revenons bredouilles. Le temps d’embarquer du charbon, nouveau télégramme alarmant : les Anglais ont attaqué sans succès un sous-marin allemand près de l’île de Wight. Ce sous-marin commence à m’énerver ! Le Knoutt part… et ne trouve rien.

Derrière, on ne voyait ni le sillage ni le Fouet. Et brusquement, à quatre heures, la brume s’est levée, comme un rideau d’opéra. Le ciel apparut tout bleu, et droit devant, on devinait le cap Griz-Nez, au loin. Le Fouet, à deux cents mètres, impeccablement, suivait toujours. Nous sommes entrés dans le Détroit. La blanche Albion étincelait ; l’horizon était vierge d’Allemands ; torpilleurs et sous-marins – français et anglais – faisaient des rondes, sentinelles noires, au ras de l’eau, attendant l’ennemi.

Or un bateau s’est montré que j’appellerai Kamba à cause de la censure. C’était un gros cargo sans élégance qui avait vilaine mine dans le soir tombant. Il faisait trop mauvais pour mettre la baleinière à la mer et aller voir, à bord, ce qu’il portait dans ses cales mystérieuses. Alors nous lui avons dit d’aller au Havre, et l’avons suivi. Toute la nuit il a clopiné devant nous, sans hâte, comme une tortue péripatéticienne et boiteuse ; à l’aube il mouillait à l’entrée de la Seine. Je n’avais pas dormi à cause du roulis trop violent.

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